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Catéchisme en ligne pour adultes

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On a trouvé le jardin d'Eden

Genèse 2.8 Le SEIGNEUR Dieu planta un jardin en Eden, à l'orient, et il y plaça l'homme qu'il avait formé.


De grandes recherches et de grands débats pour retrouver la localisation terrestre précise de l’Eden ont été lancés. Est-ce vraiment utile ? Le mot Eden ici présenté comme un lieu veut également dire jardin de délices. Si l’on se contente du sens littéraire du texte, on comprendra que l’Eden est un lieu imaginaire représentant le bonheur (un jardin de délices…). Ce lieu est même confondu avec le jardin de Dieu en Ezékiel 28.13. Le délice par excellence est donc la présence de Dieu1. C'est cela le paradis ! L’Eden est donc en réalité facile à trouver2. La comparaison de Genèse 2 et 3 et d’Ezekiel 28 est d’ailleurs très intéressante. Elle montre que l’homme placé dans la création de Dieu était destiné à en être le roi (c’est à dire à régner dessus). Qu'en a-t-il fait ?


Genèse 2.9 Le SEIGNEUR Dieu fit germer du sol tout arbre d'aspect attrayant et bon à manger, l'arbre de vie au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais.


On plante ici le décor pour l’histoire suivante celle de la désobéissance de l’homme face à Dieu. L’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais sont des éléments figuratifs qui permettaient à des hommes du premier millénaire avant JC de saisir des vérités profondes sur la nature de l’homme.


Genèse 2.10 Un fleuve sortait d'Eden pour irriguer le jardin; de là il se partageait pour former quatre bras. 11 L'un d'eux s'appelait Pishôn: c'est lui qui entoure tout le pays de Hawila où se trouve l'or 12 -et l'or de ce pays est bon-ainsi que le bdellium et la pierre d'onyx. 13 Le deuxième fleuve s'appelait Guihôn; c'est lui qui entoure tout le pays de Koush. 14 Le troisième fleuve s'appelait Tigre; il coule à l'orient d'Assour. Le quatrième fleuve, c'était l'Euphrate.


D'Éden sort un fleuve qui se divise en quatre rivières. Deux sont connues ; deux ont disparues ou ne sont que symboliquement présentées. Ces quatre bras (littéralement quatre têtes) sont une figure de la grâce divine qui s'étend vers le monde entier, pour une bénédiction universelle.


Genèse 2.15 Le SEIGNEUR Dieu prit l'homme et l'établit dans le jardin d'Eden pour cultiver le sol et le garder.


Dieu apprend à l’homme à travailler. Le travail n’est pas comme certains le pense, une malédiction : il existait avant la malédiction ! Que les paresseux qui rêvent du paradis comme un farniente éternel ne se réjouissent pas trop vite ! L’homme est responsable, il doit faire attention à la création. Il en est le gardien. Cette responsabilité, nous l’avons toujours, ce qui doit nous faire réfléchir sur nos convictions au point de vue écologique.


Genèse 2.16 Le SEIGNEUR Dieu prescrivit à l'homme: "Tu pourras manger de tout arbre du jardin, 17 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir."


Dieu donne à l’homme un sens moral et une véritable liberté : peu de choses sont interdites, et beaucoup sont permises. Ce verset est essentiel pour comprendre ce qui s’est passé ensuite : au moment de la désobéissance, l’homme a pris conscience (connaissance de ce qui est bien et mal). Cette question du bien et du mal, Dieu seul peut la résoudre. Le devoir de l'homme est de faire confiance à Dieu et d'obéir à son commandement. Dans le premier texte de la Genèse quand "Dieu dit" les choses se font. Avec l'homme libre il n'en va pas de même : quand Dieu dit, l'homme ne fait pas toujours !

Littéralement, dans l’hébreu original, le texte comporte deux fois le verbe mourir. Il faudrait traduire : … du jour ou tu en mangeras, tu mourras, tu mourras3. Ainsi si l’homme mange de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, il devra mourir deux fois. Physiquement d’abord, comme cela est normal, puis spirituellement ce qui n’est pas prévu au programme. La capacité spirituelle de l’homme doit permettre une relation, une union avec Dieu. Mais le péché viendra perturber le plan de Dieu.

Questions à méditer :

- Est-ce que la présence de Dieu dans ma vie est un délice (Psaume 37.4) ? ou est-ce que j'attends autre chose de la part de Dieu ?

- Est-ce que le fait de cultiver le jardin de dieu me motive ? Quel est ce jardin pour moi ?

- Si je refuse de travailler avec Dieu dans son champ (cf Jean 4.35) que va-t-il se passer ?

- Est-ce que je sais apprécier la liberté que Dieu me donne ? Ou la vie chrétienne est-elle un fardeau ?

- Est-ce que je sais ce qu'est le péché ? (Sinon comment lutter contre un ennemi qu'on ne connaît pas ?)

 

 


Notes

1 Job 22 :26 / Psaume 26 :11 / Psaume 37 :4

2 Matthieu 7 :7-8

3 H. MESCHONNIC ; « Au commencement ; traduction de la genèse » p 32; Ed Desclée de Brouwer, 2002.

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