Catéchisme en ligne pour adultes
Genèse 2.18 Le SEIGNEUR Dieu dit: "Il n'est pas bon pour l'homme d'être seul. Je veux lui faire une aide qui lui soit accordée." 19 Le SEIGNEUR Dieu modela du sol toute bête des champs et tout oiseau du ciel qu'il amena à l'homme pour voir comment il les désignerait. Tout ce que désigna l'homme avait pour nom "être vivant"; 20 l'homme désigna par leur nom tout bétail, tout oiseau du ciel et toute bête des champs, mais pour lui-même, l'homme ne trouva pas l'aide qui lui soit accordée.
La situation de l’homme seul n’est pas bonne. Dieu dans son omnipotence et sa perfection aurait-il pu créer une mauvaise situation ? Non. Dieu a un plan établit d’avance. Mais nous voyons bien que ce texte explique avec des mots humains compréhensibles aux hommes du Xème siècle avant JC des principes divins et non des vérités scientifiques. Ici les animaux apparaissent après (contrairement au premier texte de Genèse 1) : ils servent à l’homme. Certaines traductions (surtout anglaises) traduisent « L’Eternel Dieu avait formé », ce qui renverse la séquence. Cependant, peu importe la séquence d’apparition, car nous sommes dans un texte poétique, centré sur la responsabilité de l’homme dans la création. Dieu confie les animaux à l’homme.
Cheval, boeuf, poules, chiens, etc... ne sont pas une aide. Il ne s'agit donc pas juste d'une aide au travail, mais d'une aide spirituelle, une aide relationnelle.
Dieu est un enseignant : Il fait élaborer à l’homme un vocabulaire, ce qui fait penser aux enfants à qui l’on apprend le nom des animaux, de fruits, etc… il apprend aussi à l’homme à élever du bétail. Nous avons besoin de Dieu pour savoir vivre au quotidien. Pas seulement pour méditer le matin ou le week end. La vie avec Dieu c'est la vie quotidienne, pas juste les retraites et les conférences.
Genèse 2.21 Le SEIGNEUR Dieu fit tomber dans une torpeur l'homme qui s'endormit; il prit l'une de ses côtes et referma les chairs à sa place. 22 Le SEIGNEUR Dieu transforma la côte qu'il avait prise à l'homme en une femme qu'il lui amena. 23 L'homme s'écria: "Voici cette fois l'os de mes os et la chair de ma chair, celle-ci, on l'appellera femme car c'est de l'homme qu'elle a été prise."
L’étude historique des deux premiers chapitres de la Genèse montre qu’ils n’ont pas été écrit par le même auteur ni au même moment. Le texte de Genèse 2 fut écrit avant celui de Genèse 1. Pourtant lors de la compilation des textes l’ordre a été inversé si bien que lorsqu’on lit la Genèse on lit d’abord le texte le moins ancien. Cela a son importance dans l’exégèse de ces textes. En effet le fait que Genèse 1 soit lu en premier permet d’interpréter la formation de la femme à partir de l’homme d’une manière allégorique et non d’une manière historique. Ainsi Genèse 1 parle de la venue de l’humanité (homme et femme dit Genèse 1.24) dans la création. Genèse 2 parle de la création autour de l’humanité. La perspective est différente.
Dans ce texte poétique, la femme est tirée non de la tête (autorité), ni du pied (servitude), mais d'une partie du corps qui symbolise tout à la fois la protection (sous le bras) et l'affection (près du cœur). Telle devra être sa vraie place comme aide de l'homme. Elle sera une aide (verset18), pas une servante. Le plus dur, c’est à l’homme de le faire !
Nous sommes de plein pied dans la figuration philosophique, car il est évident que les femmes ne sont pas apparues après les hommes. La reproduction sexuée, est apparue lors de l’évolution bien avant l’humanité, et même bien avant les premiers mammifères1. Ce texte est riche en signification. Ne chercher que le coté scientifique reviendrait à vouloir éliminer la poésie de la surface de la Terre. Ce texte est plus une parabole qu’un texte scientifique sur la création de l’homme. L'inspiration divine se trouve non dans l'aspect historique du texte mais dans l'aspect philosophique. « En cherchant à interpréter Genèse 1 et 2 scientifiquement, beaucoup d’hommes et de femmes passent à côté de la richesse des descriptions, du symbolisme, de numérologie, de la poésie et de la structure minutieuse du texte. Parmi les cinq théories majeures [concernant ces textes] l’approche littéraire est la meilleure »1
Genèse 2.24 Aussi l'homme laisse-t-il son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et ils deviennent une seule chair.
Ici on pose les bases du mariage et en précise trois aspects qui resteront valables pour tous les temps :
- son aspect juridique : l'homme quittera ; un nouveau foyer est créé
- son aspect affectif : il s’attachera à sa femme
- son aspect physique : ils seront une seule chair
La véritable unité d'un couple est dans le respect de ces trois points, sinon rien n'est solide. Dieu apprend à l’homme (et à la femme) à prendre soin de son conjoint.
Le symbolisme du texte est démontré ici : l’auteur savait bien que la relation sexuelle ne fait pas fusionner les corps. Il symbolise la pénétration sexuelle comme une fusion. Il en est de même pour l’ensemble du texte : tout est symbole.
Questions pour méditer :
- Dieu fait-il partie de mon quotidien ? ou est-il une activité supplémentaire dans mon emploi du temps ?
- Est-ce que j'apprends des choses grace à Dieu ? Ai-je l'impression de progresser en ressemblance avec Jésus
?
- Pour les hommes : Ma femme est-elle une aide spirituelle pur moi ? Est-ce que j'apprend d'elle, est-ce que je la
laisse me montrer les domaines où je peux progresser ? Suis-je humble devant elle ?
- Pour les femmes : Suis-je une aide pour mon mari ? Est-ce que je l'aide avec douceur ou avec impatience ou agressivité ?
- Pour les hommes : est-ce que je prend responsabilité dans mon mariage pour être celui qui donne la direction et qui protège la famille ?
- Pour les femmes : est-ce que j'encourage mon mari à prendre ses responsabilités ou est-ce que je prend sa place s'il n'assure pas ?
- Le mariage est-il un engagement définitif pour moi ?
1 D. JACOBY ; « The God who dared, Genesis : from creation to babel » ; Discipleship Publication International, 1997