Catéchisme en ligne pour adultes
Le concordisme est une attitude qui vise à trouver des concordances entre ce que les sciences nous disent sur l’univers, la terre, la vie et ce qu’en dit la Bible. Au siècle dernier, là ou la Bible parle de jours, on a tenté de trouver des périodes géologiques qui pourraient concorder avec ces jours. Mais les diverses tentatives des exégètes qui se sont essayés à cet exercice n’ont pas toujours été très satisfaisantes. Les concordances ont été souvent forcées, et les conclusions ont également souvent été vaines et parfois ridicules. Depuis ce temps-là le terme de concordisme est devenu l'injure redoutée de tous.1
Certains ont pensé trouver la solution à leur problème en déclarant qu’il ne faut pas chercher à faire s’accorder science et religion ; que les textes bibliques transmettent un enseignement religieux à ne pas mélanger à l’enseignement des sciences sur notre univers, car ce n’est pas le rôle de la Bible de nous enseigner l’astrophysique et les sciences naturelles.
Si l’on cherche les rapports entre les textes bibliques et ce que nous pouvons connaître de notre univers, on entre dans le concordisme. Il ne faut pas en avoir honte. En effet la Bible, sans équation mathématique, mais dans le langage des hommes selon leur époque nous enseigne que l’univers a commencé. Elle dit aussi qu’il aura une fin2. Sur ce point faut il choisir entre la Bible ou nos livres d’astrophysique ? Non. Chacun dans son langage dit la même chose. Ouf ! Pas besoin de choisir.
La Bible dit aussi que l’homme est apparu sur terre bien après le reste des animaux, qu’il est capable de recouvrir la terre, et de la dominer3. Faut il choisir la Bible ou les livres de science naturelle d’histoire et d’économie ? Non, les données concordent entre la tradition biblique et les données que la biologie accumule depuis près de deux siècles. La vraie Parole de Dieu est toujours en accord avec la vraie science.
Pendant des siècles, les juifs puis les chrétiens ont été persécutés, et mis à part en partie à cause de leur théorie sur le commencement et de ses conséquences sur leur façon de voir le monde et de vivre. Les grandes civilisations au milieu desquelles ils vivaient ne les supportaient pas. En effet pour les égyptiens, les assyriens, les babyloniens, les mèdes, les perses, les grecques et les romains, l’univers était sans début, et sans fin ; il était éternel ; il était divin. Mais aujourd’hui, les croyants n’ont plus à se justifier, parce que l’univers fixe, tel qu’Aristote le décrivait, n’est plus d’actualité (sauf pour les astrologues et leurs horoscopes). La science a montré que la si minuscule minorité hébreux avait raison. Comment ont-il fait pour savoir, et maintenir contre le reste du monde, que l’univers n’est pas divin ?
Le texte de la genèse est surtout littéraire et poétique4. Il nous transmet une pensée métaphysique qui permet le concordisme. Puisse ce mot être réhabilité !
1 C. TRESMONTANT ; « les premiers éléments de la théologie » ; Editions OEIL, 1987
2 Matthieu 24 :35
3 Genèse 1 :28-29
4 La traduction utilisée ici est celle de la TOB (Traduction Œcuménique Biblique).