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Catéchisme en ligne pour adultes

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Sermon sur la montagne : Jour 34 (Matthieu 7.13-14) 2e partie

Quelle est l'étroitesse de la porte ?

Il y a bel et bien une porte, et comme elle est étroite, cela implique deux choses :

- on ne la passe pas par hasard et sans s'en rendre compte (1), c'est pourquoi peu la trouvent (c'est le contraire pour l'autre porte, qu'on passe parfois en croyant que c'est la bonne porte, ou bien sans s'en rendre compte...)

- on ne peut pas passer en emportant les choses du monde (heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est eux).

Il faut se repentir pour passer : Avidité, Orgueil, Jugements, Trésors, Mauvaises attitudes, Egoïsme. La porte étroite correspond au trou de l'aiguille par lequel il faut faire passer un chameau (Marc 10:25). Pour passer il faut laisser derrière ce qui nous encombre.


C'est un sujet sérieux sur lequel on a tendance à rigoler : combien existent-il de blagues sur St Pierre qui accueille les gens à l'entrée du paradis ? (exemple celle de la pièce de 1€ et le billet de 500€ qui arrivent devant St Pierre). Mais il faut se rendre à l'évidence : la plupart des paraboles de Jésus parlent de « qui y est, et qui n'y est pas », « Qui est dans le royaume, qui n'y est pas », « Qui est sauvé, qui est perdu ».

- Les brebis et les boucs

- Les dix vierges

- Les invités au banquet de mariage

- Le semeur

- L'ivraie

- Les deux fils (celui qui dit oui, celui qui dit non)

- Les vignerons intendants

- Les talents


Tout le monde un jour se pose la question « Suis-je digne ? » (cf le soldat Ryan dans une scène émouvante à la fin du film). Ce fut le cas du jeune homme riche (Marc 10.17, 23, 26) qui vint vers Jésus pour savoir cela. Mais comme il avait déjà sa propre réponse, il n'a pas accepté celle de Jésus, bien différente de la sienne.


Mais il ne faut pas juger trop vite ce jeune homme riche. Comme lui, on est tous tentés de créer une frontière du salut en dessous de nos propres standards. C'est naturel. Car en majorité, nous pensons que notre vie n'est pas si mal.


Le problème c'est de placer la frontière, là où Dieu la place ! Mais d'abord pour soi même.

Jésus avait un standard du salut, et il veut qu'on le connaisse. Car si on ne sait pas qui est sauvé qui est perdu, on n'aura pas le désir d'aller aider ceux qui ne le sont pas.


La parole que Jésus a dite, c'est elle qui doit nous juger (Jean 12.47-48). Elle est le standard pour définir la frontière. Car sans standard, on peut discuter pendant plusieurs vies sans jamais savoir. Nous ne devons pas discuter de l'autorité de la bible. Nous ne pouvons que discuter du standard que définit la bible. Quels que soit nos sermons, nos livres et nos blogs, à la fin ce qui nous juge c'est la parole de Dieu. Personne n'est pris en traître.

 


Note

(1) La doctrine qui établit qu'on peut être chrétien sans le savoir que certains mouvements libéraux prêchent est clairement une doctrine non biblique établit par les hommes dans leur désir de sauver ceux qui ne veulent pas être sauvés. Ça part d'un bon sentiment (le même que Paul en Romains 9.1-5), mais la sincérité, si elle est indispensable, ne remplace pas la vérité biblique.

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