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Catéchisme en ligne pour adultes

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Sermon sur la montagne : Jour 25 (Matthieu 6.25-34)

Pourquoi vous inquiéter ?

Tout ce passage, et Matthieu 6.30 en particulier, montre que le manque de foi, c'est à dire le manque de confiance dans les promesses de Dieu, est source d'inquiétude.

Dans la parabole du semeur (Matthieu 13.22, Marc 4.18-19, Luc 8.14) qui explique ce qui nous empêche de grandir et de porter du fruit, Jésus associe les inquiétudes avec les richesses et les plaisirs de la vie.

Dans la parabole du riche insensé (Luc 12) Jésus nous montre que nous nous inquiétons pour plus que la nourriture, le vêtement et le toit. On veut toujours plus, et quand on a plus, on s'inquiète de savoir si on va arriver à avoir encore plus que plus. On poursuit le superflu. Et on a des tonnes de choses dont on ne se sert jamais, et qu'il faut entreposer, déménager, entretenir...

Enfin, la rencontre entre Marthe et Jésus (Luc 10) montre aussi qu'à chercher la perfection sans puiser nos forces en Dieu, on finit par s'inquiéter parce qu'on n'y arrive pas.

On ne peut pas avoir une foi seulement intellectuelle qui consisterait à croire que Dieu existe, bâtir des raisonnements sur ce fait là et ensuite vivre comme s'il n'existait pas. C'est ce qui se passe quand on s'inquiète. Jésus nous appelle à faire confiance à Dieu dans la vie de tous les jours sans chercher le superflu.

 

Les raisons pour ne pas s'inquiéter

1/ Nous sommes plus importants aux yeux de Dieu que le reste de la création (Genèse 1.26-30, 2.15). Or Dieu prend soin de toute sa création, dans chaque détail. Il prend soin de nous aussi. Dans les grandes et les petites choses. En vue de notre sainteté. En vue de notre entrée dans le royaume de Dieu. Romains 8.31-32 Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n'a pas épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce ?


2/ Nous sommes limités dans le contrôle de ce qui peut nous arriver. Nous sommes souvent fiers de ce que nous avons accomplis, mais quand on y pense c'est beaucoup de chance et un peu de travail. S'inquiéter n'apporte rien de positif, mais plutôt des choses négatives (dont hypertension, dépression, gastrites, voire ulcères... etc.) à notre vie.


3/ Dieu sait de quoi on a besoin. Il y a deux façons de répondre à nos besoins terrestres : courir après, comme les gens des nations, ou bien chercher d'abord le royaume de Dieu. Ce qui est la seule méthode spirituelle, et qui ne peut marcher qu'avec la foi : il faut croire que à qui frappe on ouvrira.


4/ A chaque jour suffit sa peine. Regretter le passé est futile et inutile. S'inquiéter du lendemain est frustrant car interminable : il y a toujours un lendemain au lendemain. On oublie souvent aujourd'hui, alors qu'aujourd'hui est le seul jour sur lequel on peut vraiment compter. C'est pourquoi Jésus nous incite à prier pour aujourd'hui et à remettre à demain la prière concernant le lendemain. Si chaque jour est un succès spirituel, alors la semaine, le mois, l'année... seront pleins de succès. D'ailleurs il faut remarquer qu'on ne peut pas vivre ainsi si on prie une fois la semaine ! Philippiens 4.4-9 correspond bien à cet enseignement de Jésus : Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose (...) faites connaître à Dieu vos demandes (...) et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs...


Donc ne vous inquiétez pas !

L'avidité (cupidité selon certaines traduction) est un péché qui peut nous faire exclure de la communion fraternelle (1Corinthiens 5.11). Elle peut nous conduire hors du royaume de Dieu (Ephésiens 5.5). En réalité on ne peut aimer deux maîtres et donc on ne peut avoir deux héritages à la fois. L'avidité matérielle est une forme d'idolâtrie ; parfois inconsciente.


Dieu nous a donné son Fils (Jean 3.16), ce n'est pas pour nous laisser tomber ensuite. Il ne nous demande pas d'être irresponsable et déconnecté de la réalité. Il ne prône pas l'imprudence, la prodigalité, l'insouciance, ou la paresse, qui peuvent être des réponses non spirituelles au stress de la vie (1Corintiens 14.33, Jacques 3.18). Et qui à long terme génèrent quand même de l'inquiétude. Mais il nous demande de lui faire confiance, même face à des problèmes plus importants que la nourriture et le vêtement (même face à la mort il veut qu'on soit en paix : Jean 14.1-3,27).


Comment ne pas s'inquiéter ?

Si on met en pratique ce que Jésus a enseigné juste avant dans le sermon sur la montagne, on n'aura pas à s'inquiéter :

- Quand on sert un seul maître, on ne s'inquiète pas.

- Si notre œil est sain et regarde au bon endroit, on ne s'inquiète pas.

- Si on cherche à amasser des trésors dans le ciel, on ne s'inquiète pas (on ne peut nous les voler...)

- Si on est pauvre en esprit, on ne s'inquiète pas.

- Si on est un artisan de paix, on ne s'inquiète pas.

C'est la raison pour laquelle, au verset 25, Jésus dit « c'est pourquoi » et que ne vous inquiétez pas est un commandement répété 3 fois. Nous devons donc mettre nos désirs dans le royaume de Dieu car le royaume de Dieu, c'est non pas le manger ni le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.(Romains 14:17). Il nous faut donc chercher premièrement la justice (=les relations), la paix et la joie.


Des convictions fortes sont aussi un rempart contre les inquiétudes : A celui qui est ferme dans ses dispositions, Tu assures la paix, la paix, Parce qu'il se confie en toi. Confiez-vous en l'Éternel pour toujours, Car l'Éternel, l'Éternel Est le rocher des siècles (Esaïe 26.3-4 ; voir aussi Jacques 1.2-8).

 

Questions pour méditer :

- Suis-je de nature inquiète ? D'où cela vient-il ? Comment Jésus m'enseigne-t-il à lutter contre cela ?

- Quels sont les sujets qui m'inquiètent ?

- Est-ce que je regrette le passé ? Est-ce que je cherche à contôler mon avenir ? Comment ?

- Est-ce que je poursuis le superflu ?

- Est-ce que je crois en un Dieu bienveillant (= qui veille à mon bien) ?

- Si je me sens en paix, est-ce grâce aux circonstances ou grâce à ma relation avec Dieu ?

- Est-ce que je crois que je cherche le royaume de Dieu ou est-ce que je le cherche avidement, premièrement (= avant le reste) ?

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P
<br /> La volonté de Dieu n'est pas la même que la mienne, car ses pensées sont au dessus de mes pensées (Esaïe 55). C'est pourquoi j'ai l'impression que Dieu ne va pas faire attention à mes prières ou<br /> mes désirs tant que ceux-ci ne rentrent pas dans son cadre de volonté. Or ma vie de prière depuis 15 ans me montre le contraire. Dieu écoute et agrée aussi des demandes qui ne sont pas de son<br /> intérêt. Dieu est un père attentif aussi à mes désirs. J'ai souvent l'impression d'être avec Lui comme un adolescent indécis qui ne sait pas vraiment ni où il va ni ce qu'il veut. Mais Lui n'est<br /> pas un père sévère. Il est à mon écoute, et s'il ma déjà dit non, il a aussi dit oui à des demandes qu'avec du recul je trouve puériles.<br /> <br /> <br />
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