Catéchisme en ligne pour adultes
Chez les romains, un esclave était une chose, un outil vivant. C'est ce que nous sommes pour Dieu. C'est difficile
à accepter car nous aimons notre indépendance. Et cela se voit dans notre philosophie de gestion de nos biens matériels. Mais Jésus nous avertit : à trop vouloir notre indépendance vis à vis de
Dieu, nous serons dépendants d'autre chose ! Il n'y a pas de véritable liberté. Seul Dieu est vraiment libre (Psaume 115.3).
Mamon est un mot hébreux pour « possessions matérielles ». A l'origine ce n'est pas un mot péjoratif. Il vient d'une racine qui veut dire « faire confiance ». Et le mamon était ce que l'on confiait à quelqu'un qui pouvait le garder de coté en sécurité. Comme un banquier. Avec le temps, les gens ont fini par accorder plus de confiance à leur mamon qu'à Dieu. Et mamon est devenu Mamon. L'histoire de ce mot est révélatrice de la nature des hommes qui ont tendance à mettre leur confiance en ce qu'ils voient.
Finalement notre vrai dieu est ce en quoi nous mettons notre confiance. Très souvent, notre confiance est placée dans nos possessions. Ça peut nous rassurer d'avoir de l'argent de coté. Ça peut nous donner une sorte d'assurance dans la société quand on peut montrer quelques signes extérieurs de richesse.
Notre cœur sera toujours enclin à s'occuper des choses auxquelles on accorde de la valeur : Jérémie 17.7-10. On peut savoir ce qui a de la valeur pour nous (ou quelqu'un) en écoutant de quoi on parle le plus souvent, en analysant ce à quoi on passe notre temps, ce pour quoi on s'inquiète...
Jésus veut remettre les choses à leur place : toutes choses appartiennent à Dieu et doivent être soumises à Dieu.
Ainsi dans le monde matériel, notre philosophie doit être la suivante :
- Tout ce que j'ai m'a été confié par Dieu, et je dois l'utiliser, non pas comme je veux, mais comme Dieu veut que je l'utilise
- Je dois me servir des choses pour aimer les gens (et pas l'inverse !).
Paul, en total accord avec cet enseignement de Jésus ne dit pas que l'argent est la racine de tout les maux. Il dit que l'amour de l'argent est la racine de tout les maux (1Timothée 6.10). C'est pourquoi, être riche est spirituellement une grande responsabilité que Dieu nous confie. Il y a une épreuve spirituelle dans le fait d'être riche. C'est pourquoi Jésus dit qu'il est difficile [mais pas impossible] à un riche d'entrer dans le royaume des cieux et qu'il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.
Les deux grandes questions à se poser quand on est riche sont celles-ci :
- comment ai-je gagné ma richesse ? Jésus serait-il fier de ma façon de m'enrichir ? (Jérémie 17.11)
- comment j'utilise ma richesse ? Jésus serait-il fier de ma façon d'utiliser mes possessions ?
En conclusion : un auteur américain a dit un jour : « Il n'y a pas d'homme plus cupide que celui pour qui Dieu ne suffit pas »
Questions pour méditer :
- A quoi est-ce que je donne de l'importance ? Qu'est ce qui a de la valeur dans ma vie ?
- De quoi j'aime parler ? A quoi j'aime passer mon temps ? Pour quoi je m'inquiète ? Ces choses là sont elles les mêmes que celles qui préoccupaient Jésus ?
- Est-ce que je peux dire qu'en Dieu j'ai "tout" ? Ou est-ce qu'il y a des choses plus importantes, qui prennent plus de place dans mon coeur ?
- Suis-je un serviteur de Dieu occasionnel ou un esclave de Dieu totalement dévoué ? Quelle que soit votre réponse
à cette question vous pouvez vous demander : comment je peux progresser, en soumission, ou en humilité ?!?