Catéchisme en ligne pour adultes
Lire Jérémie 2,1-13
Dieu se rappelle les jours heureux. En ce temps là, les Israëlites n'avaient pas encore de pays. Ils vivaient dans des conditions difficiles (littéralement dans unun désert, une terrenon ensemencée) et leur subsistance dépendait entièrement de Yahwhé. Le peuple était attaché à Dieu comme Dieu est attaché à son peuple.
Constamment la bible nous parle de cet attachement extraordinairement puissant pour son peuple : en Exode 34,14 Yahwéh complète le nom qu'il a donné à Moïse en Exode 3,13 et il dit littéralement : Car le nom de Yahwéh est jaloux1. Comme une mère ou un père est jaloux de ses enfants, le Seigneur considère son peuple comme son enfant (lire le texte magnifique d'Osée11).
Israël était consacré à Yahwéh donc celui qui touche à Israël rencontrera le Seigneur sur son chemin. Mais la jalousie de Dieu s'exerce aussi quand Israël lui-même néglige sa relation avec Dieu (v6). Car Dieu est fidèle et il n'y a aucun manquement à lui reprocher (versets 5 et 7ab). En cherchant mieux ailleurs ils ont tout gâché : les voilà réduits à rien (v5d – TOB). Et tous les responsables, collectivement, ont participé à l'apostasie, aussi bien les prêtres que les prophètes ou les dirigeants (v8) amenant le peuple à changer de dieu ! pour des dieux qui n'en sont pas.
Comment ce texte nous parle-t-il ? Si nous vivons en église, c'est à dire en communauté, nous sommes un peuple consacré à Dieu, qui est le même de toute éternité (Hébreux 13,8 / Jacques 1,17), et qui donc est toujours appelé « jaloux ». Lorsque nous le négligeons, il « ressent » la colère. Lorsque nous sommes attaqué, il nous défend (à sa manière, selon une sagesse qui n'est pas humaine : 1Corinthiens 10,13).
Si nous cherchons à satisfaire nos besoins selon notre propre sagesse, peut-être, éventuellement, nous pourrons réussir selon les critères du monde (amour gloire et beauté ! plus belle la vie !). Mais au final nous ne connaîtrons pas Dieu et nous serons réduits à néant car nous aurons échangé la gloire de Dieu (sa présence) contre ce qui ne sert à rien (v11). Si les dieux qu'on préfère au Seigneur, aujourd'hui ne sont plus des baals, mais plutôt le matérialisme, la gloire, le sexe, les drogues, les promesses humaines professionnelles, psychologiques, politiques ou marketing, il n'en reste pas moins que message de Jérémie est étrangement similaire à celui de Jésus (Matthieu 7,21-23) et terriblement actuel ! La source d'eau vive c'est Jésus (Jean 4,10), l'eau vive elle-même c'est l'Esprit Saint. Si nous abandonnons Dieu et son peuple, notre citerne va se vider. Et nous mourrons de soif dans une terre desséchée. Le méfait est double (v13) car il fait doublement mal : à Dieu et à nous-même.
Questions pour méditer :
- Est-ce que j'ai conscience de la « tendresse jalouse » que Dieu a pour moi ?
- Quels sont les dieux qui m'attirent loin de Dieu ? Mes frères et sœurs le savent-ils ?
note