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Catéchisme en ligne pour adultes

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Jérémie 14 – Jérémie chez le potier

 

 

Lire Jérémie 18,1-12

 

Ici Jérémie observe, sur l'ordre de Dieu, un potier en train de façonner un ouvrage d'argile (le mot potier en hébreu = « celui qui façonne »). Il s'agit d'une scène tout à fait normale.

Or quand le potier rate son pot, il remet l'argile sur le tour et recommence son ouvrage. Et ce, jusqu'à ce que l'objet obtenu lui plaise : « Vous êtes dans ma main, gens d'Israël, comme l'argile dans la main du potier». Cette image avait déjà été employée par Esaïe (29,16) et sera reprise par Paul (Romains 9,21) pour montrer que Dieu a la liberté de façonner son œuvre à la forme qu'il veut qu'elle ait. Car Dieu ne s'est pas fait un peuple juste pour le plaisir. Mais parce qu'il veut en faire à la fois sa parure et quelque chose d'utile (cf article précédent sur la ceinture de lin). Comme le potier transforme le vulgaire argile en vase, Dieu transforme son peuple en un peuple saint.

Dieu ne rate pas son pot car il est fidèle (2Corinthiens 1,18), mais si le peuple ne se laisse pas former, alors Dieu recommence son œuvre. Concrètement, le verset 11 annonce que Yahwhé « façonne » (même verbe qu'aux versets 3 et 4) un malheur pour Jérusalem. De quoi s'agit-il ? De la venue de Nabuchodonosor, fonçant sur Juda avec son armée pour la détruire ! L'image sympathique du potier devient terrifiante quand il s'agit de remplacer l'argile par le peuple, le potier par Dieu et le tour (outil du potier) par Babylone. Pour autant la destruction n'est pas une fatalité. Ni avant, car elle peut être évité par la repentance, ni après car Dieu, comme le potier, est prêt à recommencer : c'est ce que disent les versets 7 à 10 qui reprennent Jérémie 1,10. La miséricorde de Dieu s'acompagne de renouveau !

 

On le comprend Dieu n'est pas un Dieu pervers prenant plaisir à détruire son peuple (Romains 9,14). Mais être le peuple de Dieu implique à la fois l'honneur d'être choisi, mais aussi la responsabilité de se laisser former à l'image du royaume que Dieu veut. Parfois se laisser former implique la correction de ce qui est faux, le redressement de ce qui est tordu ou la reprise de ce qui est raté... Nous pouvons donc, autant individuellement que collectivement (en tant que famille, église locale, Eglises, communauté...), reprendre Hébreux 12,9 Puisque nous avons tous eu un père de notre chair qui nous corrigeait et que nous respections, ne devons-nous pas à plus forte raison nous soumettreau Père des esprits, pour que nous vivions ? 10 Celui-là, en effet, nous corrigeait pour peu de temps, comme il lui semblait bon ; celui-ci nous corrigepour notre véritable intérêt, afin que nous ayons part à sa sainteté. 11 Toute correction, il est vrai, ne semble pas être au premier abord un sujet de joie, mais un sujet de tristesse ; plus tard, toutefois, elle procure à ceux qu'elle a formés un fruit de paix, la justice.

 

Question pour méditer :

Une fois n'est pas coutume, 1 seule question aujourd'hui ! L'auteur de l'épître aux hébreux en pensant à Jérémie, aurait pu remplacer « correction » (souligné dans le texte ci-dessus) par « destruction de notre pays par les babyloniens ». Par quoi pourrions nous le remplacer en pensant à notre vie ? ou en pensant à notre famille ? ou en pensant à notre église ? - Partagez votre réflexion avec des frères et sœurs de votre entourage.

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