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Catéchisme en ligne pour adultes

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Jérémie 19 – La relation brisée et le châtiment de Dieu

Même la cigogne dans le ciel connaît sa saison ; la tourterelle, l’hirondelle et la grue observent le temps de leur retour ; mon peuple, lui, ne connaît pas la règle du SEIGNEUR. (Jérémie 8,7). Dans la création, toute créature sait ce qu'elle a a faire, parce qu'elle est créée de telle manière. L'Homme fut créé pour une relation avec Dieu. C'est sa raison d'être. Et au sommet de la création il devrait vivre cette relation comme la cigogne vit les saisons.

 

Mais le peuple que Dieu a choisi ne respecte pas ce pour quoi il est fait. Son cœur est malade. Jérémie 5,21 dit même qu'il n'a pas de cœur. La conséquence de cette absence de cœur c'est que « Ils ont des yeux et ne voient pas, ils ont des oreilles et n’entendent pas ». Quand on cherche Dieu, tout dépend du cœur. Si le mal est dans le cœur (Marc 7,21-23) alors Dieu ne peut y être. Or Il veut y être. Il va donc tout faire pour purifier le cœur de l'Homme.

 

Mais le mal une fois installé, est difficile à déloger : « Un Koushite [quelqu'un ayant la peau noire] peut–il changer sa peau, un léopard ses taches ? Et vous, pourriez–vous faire du bien, vous qui êtes exercés à faire du mal ? » (Jérémie 13,23). Car le péché s'accroche : « Le péché de Juda est écrit avec un stylet de fer, avec une pointe de diamant ; il est gravé sur la tablette de leur cœur, sur les cornes de leurs autels. Ainsi leurs fils se souviendront de leurs autels, de leurs poteaux cultuels (leurs ashéras) près des arbres verdoyants, sur les collines élevées » (Jérémie 17,1-2). Et il est contagieux de génération en génération.

 

Dieu doit donc agir pour enrayer le cycle infernal car non seulement le peuple s'éloigne, mais en plus il accuse Dieu : « Pourquoi restons–nous assis ? Rassemblez–vous et allons dans les villes fortes, pour y périr ! Car le SEIGNEUR, notre Dieu, nous fait périr ; il nous fait boire de l’eau empoisonnée, parce que nous avons péché contre le SEIGNEUR. On espérait que tout irait bien, mais il n’y a rien de bon ; un temps de guérison, mais c’est l’effroi ! » (Jérémie 8,15 voir aussi les versets 19-20). Comme un malade qui voudrait être guérit sans avoir à suivre l'ordonnance de son médecin, Juda voudrait être guérit sans avoir à faire d'effort.

 

A travers Jérémie Dieu ne se limite pas à dénoncer le péché, mais appelle à la conversion, au retour vers Lui : « Si tu reviens, Israël–oracle du SEIGNEUR, c’est à moi que tu dois revenir » (Jérémie 4,1 ; TOB). Mais parce que cet appel n'est pas entendu ou pire pas écouté (Jérémie 7,13.25 ; 11,7 ; 25,3-4 ; 26,5 ; 29,19 ; 32,33 etc...), Dieu se demande ce qu'il doit faire ! (Jérémie 9,7-9). Doit-il simplement quitter son peuple, l'abandonner à son triste sort (Jérémie 8,23 ; 9,1) ? Mais son amour est trop fort pour agir ainsi (Jérémie 12,7-17). Non, il ne laissera pas tomber le peuple, mais il va lui donner une leçon assez puissante et assez longue (soixante-dix ans) pour qu'elle brise leur « visage plus dur que la pierre » (Jérémie 5,3 ; TOB) : « A cause de cela, ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH) des Armées : Parce que vous n’avez pas écouté mes paroles, j’envoie chercher tous les peuples du nord –– déclaration du SEIGNEUR –– et Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur ; je les ferai venir contre ce pays, contre ses habitants et contre toutes ces nations qui l’entourent, afin de les frapper d’anathème, de les réduire en un lieu dévasté et d’en faire un objet de sifflement d’horreur, des ruines pour toujours. Je ferai disparaître de chez eux les chants de gaieté et les chants de joie, les chants du marié et les chants de la mariée, le bruit du moulin et la lumière de la lampe. Tout ce pays deviendra un champ de ruines, un lieu dévasté, et ces nations seront soumises au roi de Babylone pendant soixante–dix ans (Jérémie 25,9-11)

 

Dans cette perspective, ce que certaines bibles traduisent par « châtiment » et d'autres par « rendre des comptes », n'est autre que l'éducation du Seigneur, qui veut arracher du cœur de son peuple ce péché auquel il est tellement habitué et attaché. Celui-ci consiste non pas à commettre telle ou telle action mauvaise. Les mauvaises actions ne sont que des symptômes d'une maladie plus grave : la séparation d'avec Dieu. Cette séparation fait souffrir le peuple qui est perdu (dans le sens où il ne comprend pas ce qui lui arrive). Mais elle fait aussi souffrir Dieu lui-même. Heureusement, Lui n'est pas perdu, et il va tout faire pour faire revenir son peuple vers lui, quitte à lui donner une correction difficile.

 

Question pour méditer :

- Ai-je déjà fait face aux conséquences de mauvais choix spirituels ? Comment est-ce que j'ai réagit ?

- Ai-je confiance en Dieu ? Est-ce que je crois que Dieu est fidèle et ne permettra pas que je sois tenté au–delà de mes forces ?

- Y-a-t-il des choses à changer dans mon cœur ? Ces choses sont-elles gravées avec un stylet de fer ? Aurai-je le courage de demander à Dieu de me changer quoi que cela m'en coute ? Ai-je assez de confiance en Dieu pour qu'il m'aide ?

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