Catéchisme en ligne pour adultes
Les quatre premières béatitudes sont liées à notre attitude face à Dieu et à nous-mêmes. Les quatre suivantes sont liées à notre attitude envers les autres. Elles sont donc la conséquence de notre relation avec Dieu (1Jean 4.20)
Heureux ceux qui sont compatissants...
Le mot compassion vient du latin et veut dire « souffrir avec ». C'est le même mot que sympathie qui lui, vient du grec. La capacité d'être compatissant est donc la capacité de souffrir avec ceux qui souffrent. Dieu lui-même est ainsi. Il s'est incarné (c'est à dire qu'il appris la condition d'un homme) pour souffrir, pour subir la passion. Afin que nous ne souffrions pas ce que nous mériterions. Il s'est abaissé. Pour compatir, il nous faut commencer par éliminer l'orgueil.
On peut souffrir de beaucoup de choses : maladie, blessures physiques, pauvreté, blessures relationnelles. Pour tout cela Dieu, est compatissant. La vie de Jésus en est la preuve.
Etre compatissant est donc être comme Dieu. Dieu nous a donné la capacité d'être compatissant. Pour certains, c'est plus facile que pour d'autres. Mais nous avons tous cette capacité, et il nous faut l'utiliser et la développer. Comment ? En regardant et en imitant Jésus.
Une fois de plus, cette béatitude est à mettre en œuvre dans nos relations.
car ils obtiendront compassion !
On pourrait penser qu'il s'agit ici d'une sorte de retour de boomerang. Si je suis compatissant envers les autres, les autres seront compatissants envers moi. Pourtant si on regarde et si on écoute Jésus, on comprend rapidement que ce n'est pas de cela qu'il parle dans les béatitudes. Il parle plutôt d'être compatissant envers les autres hommes et d'obtenir compassion de la part de Dieu. Jésus sur la croix n'a pas cherché la compassion des hommes mais celle de Dieu (1Pierre 2.23). Ainsi, il a apporté la compassion de Dieu aux hommes (1Pierre 2.24).
Jésus enseigne dans le sermon sur la montagne :
- que nous devons donner sans être vus par les autres, et qu'il nous faut attendre une récompense de la part de Dieu
- que nous devons pardonner sinon Dieu ne nous pardonnera pas (nous verrons qu'il ne s'agit pas d'une menace, mais plutôt d'une compréhension de la compassion de Dieu dans l'esprit de Tite 2.11)
- que nous devons faire aux autres ce que nous voudrions qu'ils nous fassent, sans chercher à ce qu'ainsi les autres nous fassent ce que nous voudrions qu'il nous fassent
- que nous devons même aimer nos ennemis. Or si nous espèrons qu'ils seront ainsi touchés et comprendrons leur besoin de Dieu, il est bien plus probable, qu'il n'y ait aucun retour d'ascenseur.
Si nous sommes compatissants, notre récompense viendra de Dieu qui ne nous traitera pas comme nous le mériterions (grâce), mais qui nous traitera selon ce que nous ne méritons pas (miséricorde) !
Pour méditer et mettre en pratique :
- Est-ce que les souffrances des autres me touchent ?
- Suis-je autant touché par la souffrance spirituelle que je ne vois pas que par la souffrance physique je vois ?
- Est-ce que je suis sensible à la compassion de Dieu envers moi ?
- Comment est ce que je peux concrètement imiter cette compassion ?
- De qui est-ce que j'espère la reconnaissance pour tout ce que je fais ?