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Catéchisme en ligne pour adultes

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Le sermon sur la montagne : Jour 12 (Matthieu 5.11-16)

Quand on met en pratique les béatitudes, on devient comme les prophètes, et 3 phénomènes se produisent :


1- La persécution ne nous fera plus obstacle : non pas qu'elle n'existera plus, au contraire (comme nous l'avons vu avec la dernière béatitude), mais parce qu'elle n'aura plus d'importance. En effet :

- notre vie basée sur les choses à venir (récompense) du royaume des cieux ne peux nous être enlevée (Romains 8.37-39, Hébreux 12.26)

- nous sommes « heureux » de faire la volonté de Dieu. Comme les prophètes qui étaient les héros de la nation juive.

- nous ne sommes plus focalisés sur ce que les autres pensent, disent ou font contre nous (Philippiens 2.1-8), mais sur l'accomplissement des desseins de Dieu. Et sur le besoin des autres ; l'idéal, c'est d'atteindre, comme Jésus, le point où l'on pense au besoin de celui ou ceux qui nous persécute(nt), et non à la persécution elle-même (Luc 23.34).


2- Nous devenons le sel de la terre

Le sel est un exhausteur de goût. La création a du goût pour Dieu, car c'est son œuvre (Genèse 1.10, 12, 18, 21, 25). Mais ce qui relève le goût pour lui c'est la présence des disciples de son Fils dans sa création. Si nous perdons notre capacité à donner du goût à Dieu, il est probable que cela l'écœure et qu'il finisse par vomir (lettre à l'église de Laodicée, Apocalypse 3.16).

Une autre analogie utile : le sel fait fondre la neige. Si nous perdons cette capacité de faire la différence dans ce monde, nous ne servons plus à rien. Notre vie est vaine, et pire, nous pourrions croire en vain (1Corinthiens 15.2). Le sel est alors jeté dehors et est foulé au pied car personne ne le remarque. Il n'est plus du sel, il est comme la poussière. Si nous sommes comme le monde, si nous vivons comme tout le monde, aussi dur cela soit-il à accepter, nous ne sommes plus vraiment chrétiens ! Si nous consommons comme le monde consomme, si nous divorçons comme le monde divorce, si nous geignons comme le monde geint, si nous prions le gouvernement de venir à notre secours plutôt qu'à Dieu, si nous élevons nos enfants comme le monde élève ses enfants, et la liste pourrait s'allonger... alors nous sommes le monde, nous ne sommes plus le sel de la Terre !


3- Nous devenons la lumière du monde

Il nous faut briller et nous mettre en avant. Non pas pour notre gloire (au contraire, c'est plutôt la persécution qui nous attend cf Matthieu 5.11-12) mais la gloire de Dieu. Celle de la vérité de Dieu.

Nous ne pouvons pas nous cacher. Un groupe de chrétien ça se voit ! Mais il s'agit d'être et non de faire. Si on est, on fait, par passion, par envie, sans se montrer (paradoxe entre Matthieu 6.6et 5.16), mais ça se voit ! S'il s'agit d'éclairer la maison, il s'agit d'éclairer l'église afin que la lumière se voit à travers la fenêtre et que les autres aient envie d'entrer.


Il nous faut donc donner du goût, ou briller, mais le danger c'est de le faire pour nous et non pour Dieu. Comment faire ? C'est la suite du sermon sur la montagne qui nous l'enseigne, et c'est le travail d'une vie !

 

Questions pour méditer :

- Comment puis-je me libérer de ce que les autres pensent quand ils ne pensent pas comme Dieu ?

- Est-ce que j'ai du goût ? Pour mon conjoint, mes enfants, mes amis, mes collègues de travail, les autres chrétiens... et donc pour Dieu ? ou suis-je un quidam comme les autres qui pense comme les autres, et donc fait comme les autres ?

- Pour quelle motivation est-ce que je me met en avant ? Pour que les choses se fassent comme je veux qu'elles soient faites, pour qu'on me fasse des compliments, pour qu'on augmente mon salaire ? Ou pour Dieu (Colossiens 3.17)

- La lumière brille-t-elle dans l'église sont je fais partie ? Comment puis-je aider à en augmenter l'intensité ?

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