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Catéchisme en ligne pour adultes

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Sermon sur la montagne : Jour 29 (Matthieu 7.7-11) 2e partie

2 - Demander, chercher et frapper, avec foi

Jésus utilise trois images de choses qui se ressemblent :

- le pain fabriqué à l'époque avait la même forme qu'un gros galet (cf Luc 4.3)

- le serpent dont il est question ici était certainement une anguille. Or une anguille était un animal impur que les juifs ne mangeaient pas.

- les scorpions (Luc 11.12) quand ils sont au repos, joignent leur queue (venimeuse) à leurs pinces. Ils sont repliés sur eux, et ressemblent à un œuf.

Il veut montrer par là que Dieu n'est pas comme les Dieux grecs qui faisaient des blagues glauques en réponses aux prières (comme pour Tithonos, humain dont la femme était la déesse de l'aurore, Eos. Elle supplia Zeus (qui accepta) de lui accorder l'immortalité. Mais elle oublia de demander pour lui la jeunesse éternelle. Tithonos resta auprès d'elle, vieillissant constamment jusqu'à devenir aussi desséché qu'une cigale).


Hébreux 11.6 (...) personne ne peut plaire à Dieu sans la foi. En effet, celui qui s'approche de Dieu doit croire que Dieu existe et qu'il récompense ceux qui le cherchent (Bible en Français Courant).

S'approcher de Dieu demande de lui faire confiance (dans confiance il y a « foi »). C'est la raison pour laquelle on ne peut pas vivre notre foi en faisant le pari de pascal (1) qui ne relève pas de la foi, mais du doute (2).


Jacques 1:5-8 Si l'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu qui donne à tous généreusement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande avec foi, sans la moindre hésitation ; car celui qui hésite est semblable au flot de la mer que le vent agite et soulève. Qu'un tel homme ne s'imagine pas recevoir quoi que ce soit du Seigneur : c'est un homme à l'âme partagée, inconstant dans toutes ses voies (Nouvelle bible Second).

Si nous doutons de Dieu. Si nous avons du mal à croire en sa puissance, si nous avons du mal à croire en son amour, si nous avons du mal à croire en sa justice, il ne faut pas être surpris de ne pas recevoir. Un principe biblique important est sous-jacent ici : Dieu nous traitera à la hauteur de notre foi : il nous pardonnera comme nous pardonnons (Matthieu 6.14), il nous donnera comme nous donnons (Matthieu 6.4), il nous fera selon notre foi (Matthieu 8.13, 9.29, 15.28, 17.20...). L'image que j'ai de Dieu est donc très importante (cf Luc 19.21-22 à lire absolument). Si notre image de Dieu est petite, les réponses de Dieu à nos prières seront petites. Et inversement. Si je crois en un grand Dieu, j'obtiendrai de grandes choses de Dieu.


Si vous traversez un précipice sur un pont en cordes (accrobranche...), vous faites confiance à la solidité des cordes. Évidemment, vous vous serez assurés auparavant que le pont est bien fixé, que les cordes ne sont pas trop usées... (Éventuellement vous laisserez aller votre conjoint en premier !). Avec Dieu c'est pareil. Après vous être assuré que croire n'est pas stupide, vous pouvez vous abandonner à lui. Il prendra soin de vous. Avec tout son amour. Et sa réserve d'amour est inépuisable.

 

Questions pour méditer :

- Quelle est mon image de Dieu ? Un Dieu doux et tendre ou un Dieu rude et dure ?

- Quelle confiance ai-je en Dieu ? Est-ce que je compte plus sur moi-même ou sur Dieu pour ma vie ?

- Est-ce que je cherche à imiter Dieu avec mes enfants ? avec mes frères et soeurs ?

- Le doute est-il pour moi un obstacle ou un tremplin vers plus de connaissance de Dieu ?

 


Notes

(1) "Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir : l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter". (Blaise Pascal, « Pensées, 1670)

(2) Bien sur il n'est pas interdit de douter. Mais on ne peut pas bâtir sur le doute. Le doute doit être un moteur pour faire grandir notre foi, pour attiser notre curiosité spirituelle. Notre chemin avec Dieu doit nous permettre d'éliminer les doutes les uns après les autres. C'est un cercle vertueux : plus j'élimine les doutes, plus j'ai de foi, et plus j'ai de foi, plus je peux éliminer les doutes. Voir l'article sur la relation entre science et foi.

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F
<br /> "Si vous n'êtes pas fermes (dans votre confiance), vous ne serez pas fermes (dans votre défense)" Es.7:9b<br /> <br /> De la fermeté de ma foi en Dieu dépendra ma résistance aux attaques de Satan qui, lui, utilise le doute et la peur pour nous engluer et nous détruire. Il veut qu'on mette la mauvaise armure, celle<br /> qui pèse lourd, qui nous immobilise. Dieu nous exhorte à déposer nos armes humanistes (Luc 14:31-32), à revêtir son armure (Eph 6) qui n'est pas lourd (Mt 11:28) afin de voir la victoire. Je pense<br /> à David qui refusa de "mettre l'armure de Saül" afin de "mettre sa confiance en Dieu". Et son Dieu fit le reste.<br /> <br /> <br />
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