Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Catéchisme en ligne pour adultes

Publicité

Sermon sur la montagne : jour 2 (introduction aux béatitudes)

Les béatitudes sont des exclamations, sans verbe. Il ne s'agit pas de vœux pieux. Il s'agit de félicitations pour ceux qui sont concernés (exemple Psaume 1.1). Ainsi elles décrivent ceux qui passeront la porte étroite (Matthieu 7.13), elles sont la manière de marcher sur le chemin étroit.


Comment être « heureux », humainement parlant, quand on vous demande d'être pauvre, affligé, affamé de justice, persécuté ? Ce n'est pas naturel ! Quand on y arrive, c'est par la foi, et c'est là ce qu'on appelle la sainteté. C'est le chemin (étroit) sur lequel Jésus veut nous emmener. Il le dit dès le début de son enseignement, car c'est l'objectif de la formation qu'il nous donne : non pas faire et obéir aveuglément à des codes ou des règles, mais devenir, changer, se métamorphoser, se purifier à l'intérieur (ce qui évidemment se verra à l'extérieur). Voir Matthieu 23.25.


« Heureux » veut aussi dire « chanceux ». Il y a une relation de cause à effet dans les béatitudes. La récompense de Jésus est une promesse spirituelle. Dans les cieux (Matthieu 5.12) ne veut pas forcément dire « après notre mort ». Mais plutôt auprès de Dieu. On trouve la même notion de joie en présence de Dieu en Jean 16.22, quand Jésus dit que les disciples seront tristes à la crucifixion et joyeux à la résurrection. C'est encore le sens du grec makarios-heureux qui était un attribut des dieux grecs. Les béatitudes commencent dès maintenant, et seront complètement réalisées à la résurrection.

Ma joie dépend-elle des circonstances de la vie ? De la chance que j'ai ? De ma santé ou de mon compte en banque ? « bonne année et surtout bonne santé c'est le principal ! » entend-on tout au long du mois de janvier. Mais est-ce vraiment le principal ? On ne trouve pas la joie en poursuivant la joie ! On ne trouve pas la joie en cherchant la liberté, on ne trouve pas la joie en cherchant à satisfaire tous ses désirs (une vie entière n'y suffirait pas ), on ne trouve une joie durable dans aucune chose ici bas.On ne trouvera la joie qu'en ayant la bonne attitude envers Dieu et les autres. 95% de la bataille chrétienne est une question d'attitude. Jésus veut d'abord qu'on soit quelque chose, avant qu'on fasse quelque chose.


Pour mettre en pratique :

- Est-ce que mon engagement derriere Jésus constitue un voeux pieux, ou est-ce que c'est une réalité dans ma vie ?

- Est-ce que je me sens proche de Dieu dans cette vie ? Ai-je une relation avec Lui ?

- Est-ce que je cherche à contourner les difficultés de la vie (relationnelles, professionnelles, sentimentales, maladie, deuil, échecs...) ? ou est-ce que je me prépare à les affronter de manière spirituelle ?

- Si les difficultés sont là, est-ce que j'arrive à avoir la joie de ma relation avec Dieu malgré tout ? 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
<br /> La question 3, et les réponses que j'y apporterai, révèlent à mon avis là où j'en suis dans ma vie de prière, ce que veut dire concrètement imiter Jésus selon 1 Jean 2:3-6 et Philippiens 2:4-8 dans<br /> ma vie.<br /> <br /> Jésus devait parler avec Dieu tous les jours des souffrances à venir, de ce qu'il allait devoir vivre lors de sa passion, afin de s'y préparer, afin que son coeur ne soit pas surpris - son coeur<br /> fut transpercé, meurtri,...mais pas pris au dépourvu. Et comme son coeur était préparé, il a pu aimer au milieu de ce tourbillon de violence et de douleur.<br /> <br /> J'ai regardé un film avec Letizia qui s'appelle "Clem", histoire d'une jeune fille de 16 ans qui tombe enceinte. Cette situation fait exploser le cadre bien établi d'une famille unie et heureuse.<br /> Letizia aura 16 ans dans 2 ans. Et si tout cela lui arrivait? Comment est-ce que je réagirais? Après avoir pensé à lui faire tout un speech sur la pureté et la volonté de Dieu, je lui ai dis que si<br /> jamais cela lui arrivait, je voudrais qu'elle se sente aimée, protégée, acceptée. Mais je sais que si je ne me prépare pas à cela dans la prière avec Dieu, si je n'apprends pas à rendre les armes<br /> dès à présent, ce sera très difficile, voire impossible si cela devait arriver...<br /> <br /> Je prie bien sûr que nous n'ayons jamais à boire cette coupe-là, mais ce genre de question me rappelle ce que veut aussi dire "prier à Gethsémané" de manière quotidienne - vivre cette vie<br /> chrétienne pleinement, aimer et donner, tout en étant préparée au pire, grâce à l'exemple de Jésus.<br /> <br /> <br />
Répondre