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Catéchisme en ligne pour adultes

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QEMF5 : La fraternité chrétienne est-elle communion avec tous les « croyants » (2) ?

QEMF5 : La fraternité chrétienne est-elle communion avec tous les « croyants » (2) ?

Certains que nous qualifierons de plus libéraux (selon les domaines envisagés) auront tendance à penser que tous sont leurs frères, mais ceux que l'on peut alors qualifier de plus conservateurs ne se sentiront pas leurs frères : mais peut-on être frère unilatéralement ? Le schéma suivant, volontairement caricatural et focalisé sur un exemple particulier, montre les données du problème : le groupe A considère le baptême comme essentiel au salut, tandis que le groupe B considère le baptême comme non essentiel.

Les membres du groupe B considéreront les membres du groupe A comme leurs frères, alors que les membres du groupe A ne considéreront pas les membres du groupe B comme leurs frères en Christ. Et ceux du groupe A auront à coeur de convaincre ceux du groupe B, mais ceux du groupe B trouveront que le groupe A donne trop d'importance au baptême et souhaitera parler d'autre chose.

Mais le problème est bien plus complexe que cela, car il n'existe pas un seul critère de différentiation, mais des dizaines. Prenons par exemple le cas de ceux qui pensent que le baptême ne peut être administré qu'à des adultes, et a contrario ceux qui préconisent de baptiser des enfants : essayez d'imaginer ce que devient notre schéma. Puis pensez à ceux qui pensent que le salut est indépendant des œuvres, et à ceux qui ne le pensent pas. Puis intégrez dans le schéma ceux qui pensent que la transsubstantiation est une doctrine fondamentale alors que d'autres ne le pensent pas. Et parmi ceux-là ceux qui parlent de consubstantiation et ceux qui pensent que cela n'a pas d'importance. Pensez ensuite au rôle des femmes dans l'église, à l'usage des instruments dans les cultes, à la date de Pâques, au mariage des pasteurs, à l'importance du respect de la liturgie, à la participation des fidèles au vin, au remariage des divorcés, au nombre des sacrements, à la validité des conciles, à l'autorité du pape, à l'autonomie des églises, à leur structure hiérarchique presbytérienne, épiscopalienne ou autre, à l'oecuménisme, à la forme des prières, etc...

La communion est donc limitée, mais possible au moins partiellement : on peut discuter, lire les écritures, chanter, ensemble. Pour les plus optimistes, on peut aussi apprendre les uns des autres. Cependant, la fraternité chrétienne, qui découle de notre conception de ce qu'est un chrétien, ne peut être complète.

Probablement aurons nous tous ensemble plaisir à parler de telle ou telle parabole de Jésus. Mais pas des sujets qui divisent. C'est pourquoi, la communion est partiellement possible, mais pas complètement.

Questions pour méditer :

- Est-ce que je connais les enseignements de ma propre église ?
- Est-ce que je saisis ce qui est important de ce qui l'est moins ?
- Suis-je prêt à discuter paisiblement de ce que je crois avec d'autres qui ne le croient pas ?

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D
Details et rituels qui ne doivent pas faire perdre de vue ce que tous les hommes de foi ont en commun : une relation avec une force superieure quelque soit son nom, et la reconnaissance d'une organisation au sein de la creation. "Il y a deux maniere de vivre sa vie : comme si rien n'est un miracle, ou comme si tout est un miracle." A.Einstein Soyons vigilants, ouverts d'esprit, et ne nous isolons pas par ignorance, Babel n'est pas si loin.
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